Après les échanges avec le ministre des Finances, Jean-Claude Tchatchouang rassure sur les « belles perspectives » entre la RDC et la Banque Mondiale

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DSC_0901 copyLa République démocratique du Congo se relève. L’alternance démocratique du 24 janvier 2019 a ouvert de nouveaux horizons. En termes de développement, les défis sont énormes. Pour y arriver, la RDC aura besoin de l’apport substantiel des partenaires extérieurs pour gagner ce pari de développement. Dans ce registre, elle peut compter sur la Banque mondiale, un partenaire de longue date, dont le portefeuille projets pour la RDC se chiffre à 3,7 milliards USD.

Arrivé à Kinshasa le 12 septembre 2019 par le Beach Ngobila, l’administrateur de la RDC au Conseil d’administration de la Banque Mondiale, Jean-Claude Tchatchouang, est allé directement à la rencontre du ministre des Finances, Sele Yalaghuli. En sa qualité de gouverneur de la RDC à la Banque mondiale, il était donc logique que l’administrateur de la Banque mondiale commence sa visite en RDC par le ministre des Finances. Au menu, des échanges fructueux qui servent à baliser le chemin pour une nouvelle forme de coopération.

Alors que la Banque Mondiale entame déjà des discussions pour la définition du Cadre de coopération avec la RDC pour les trois prochaines années, Jean-Claude Tchatchouang séjourne à Kinshasa pour des consultations avec les autorités congolaises en vue de « recueillir leurs avis sur le travail que j’ai fait à la Banque mondiale ». C’est ce qu’il a dit aux termes des échanges qu’il a eus avec le ministre des Finances.

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A la Banque mondiale, l’objectif est d’accroître davantage son influence en RDC pour accompagner ce grand géant dans la longue marche vers le développement. Avec un portefeuille de 3,7 milliards USD mis en œuvre en RDC, Jean-Claude Tchatchouang a fait comprendre que la Banque Mondiale cherche à faire plus. « Avec 3,7 milliards USD, la RDC a le plus gros portefeuille des pays que je couvre à la Banque Mondiale », a-t-il révélé. Mais le souci, dit-il, est de l’« améliorer ». Une  aubaine que le gouvernement devait se saisir.

En ce temps d’alternance démocratique, devenue effective avec l’arrivée au pouvoir du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, la Banque Mondiale se tient donc prête à accompagner la RDC dans la voie de la reconstruction et du développement.

Face au nouveau pouvoir qui s’est installé à Kinshasa, Jean-Claude Tchatchouang s’est voulu rassurant : « La Banque Mondiale peut beaucoup contribuer, notamment dans le domaine du capital humain qui est une des priorités du chef de l’Etat, de l’économie numérique et des infrastructures ».

Entre la Banque Mondiale et la RDC, il y a une nette volonté d’affiner la coopération multilatérale. Le ministre des Finances, Sele Yalaghuli, s’est d’ailleurs réjoui de bons rapports que la RDC entretient avec la Banque Mondiale dans le cadre de la coopération financière au développement. Entre la Banque Mondiale et la RDC, note-t-il, il y a de « belles perspectives ».

Avec 3,7 milliards USD, portefeuille jamais égalé par les 22 pays de l’Afrique subsaharienne couvert par l’administrateur Jean-Claude Tchatchouang, la RDC est en très bonne position. En séjour à Kinshasa, Tchatchouang promet d’inaugurer, au terme des consultations avec les nouvelles autorités de Kinshasa, une nouvelle forme de coopération, plus active et essentiellement tournée vers l’amélioration des conditions de vie de la population. C’est la main tendue de la Banque Mondiale. Sa disponibilité à aider la RDC ne fait l’ombre d’aucun doute.

C’est à Kinshasa de savoir jouer le jeu pour amener celle-ci à traduire dans les faits la promesse faite par son administrateur pour la RDC, c’est-à-dire accroître son portefeuille en RDC.

Principal interface entre la Banque Mondiale et la RDC, Sele Yalaghuli, le ministre des Finances, y croit. En tout cas, pour convaincre la Banque Mondiale à délier davantage le cordon de sa bourse, le gouvernement devait envoyer des signaux qui rassurent quant à sa ferme volonté à s’aligner sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Les partenaires au développement, dont la Banque Mondiale, attendent que la RDC s’engage résolument dans ce sens afin de l’accompagner dans sa longue marche vers le développement.

Depuis 2001, année de son retour en RDC, la Banque Mondiale a donné le gage de sa bonne foi. 3,7 milliards USD sont engagés à ce jour en termes de projets et programmes.

Les prochaines assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI seront certainement l’occasion de renforcer les liens entre les deux parties.

 

 

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