Le Nouvel argentier congolais décide de faire des finances publiques un instrument de développement.  

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Nouvelle vision

Le nouveau patron des Finances vise la consolidation des acquis de son prédécesseur, à savoir la poursuite du chemin de la stabilisation du cadre macroéconomique pour une bonne gestion des finances publiques en RD Congo et cela, malgré les facteurs de risque.

Dans son intervention, en présence des responsables de l’administration et services du Ministère des Finances, y compris d’un parterre de journalistes, le Ministre SELE YALAGHULI a exprimé son intention d’engager de nouvelles réformes dans le domaine législatif, structurel et opérationnel. Il pense également, lors de son mandat, toucher une fois de plus, à toutes les prérogatives constitutionnelles dévolues à son ministère pour faire des Finances Publiques, un instrument de développement sur lequel la RD Congo peut compter.

En d’autres termes, le numéro un des Finances voudrait être totalement au service du peuple congolais, en poussant les différentes régies financières à mobiliser davantage des ressources à même d’apporter un appui incontestable à l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise. « Je prends la charge du Ministère des Finances avec humilité, patriotisme et optimisme », a-t-il indiqué.

 Bilan Henri YAV MULANG

 La remise et reprise à la tête du Ministère des Finances, a également été une bonne occasion pour Henri YAV MULANG de faire le bilan du secteur qu’il a géré pendant 4 ans et 8 mois. Ainsi, les données du Fonds Monétaire International indiquent que la croissance du PIB a atteint 5,8 % en 2018, portée par la hausse des prix et de la production du cuivre et du cobalt.  L’inflation est tombée à 7,2 % et la monnaie locale, le franc congolais, s’est dépréciée de 2 % seulement en 2018. Un excèdent budgétaire de 0,4 % du PIB a été enregistré du fait de la vigueur des prix à l’exportation et à l’augmentation du volume des exportations, ainsi qu’au relèvement des taux d’imposition appliqués aux exportations minières au titre du code minier révisé 2018. Il est à retenir que les réserves de la Banque centrale du Congo sont passées à 2,6 semaines d’importations.