RDC-NORVEGE : évaluation des activités, quatre mois après la signature par CAFI de la Lettre d’Intention le 22 avril 2016 a Genève en suisse.

le Ministre Norvegien du climat et de l'environnement.

Le Ministre des Finances de la RDC Henri YAV MULANG et le Ministre Norvegien du climat et de l'environnement.Dans le cadre de l’initiative Foret d’Afrique Centrale, le Ministre norvégien du Climat et de l’Environnement VIDAR HELGESEN  visite la RD Congo afin de  se rendre compte des richesses qu’abritent les terres et forêts congolaises, ainsi que des défis de développement auxquels font face les populations. 

Henri YAV MULANG, Ministre des Finances de la RDC a reçu en audience VIDAR HELGESEN  Ministre norvégien du Climat et de l’Environnement. C’était en présence du ministre de l’Environnement de la Rd Congo Robert BOPOLO et sous l’œil vigilent du Vice-Ministre des Finances. En effet, depuis 2012, sous l’impulsion de notre Chef de l’Etat, Joseph KABILA KABANGE, Président de la République Démocratique du Congo, pour qui les questions environnementales et de lutte contre la pauvreté revêtent une importance capitale, le Gouvernement a, dans le cadre de sa politique de développement durable, validé la stratégie nationale REDD+ qui passe par l’utilisation et la gestion durables des terres et de la ressource forestière.

« Je peux ici témoigner de la satisfaction de notre Gouvernement pour les avancées enregistrées en 2016 dans la mise en œuvre de cette politique grâce à l’établissement d’un partenariat stratégique entre nos deux pays, visant la sauvegarde du second bassin forestier du monde »,a dit le Ministre des Finances Henri YAV MULANG, avant d’ajouter qu’il se réjouit de constater que, quatre mois après la signature de la Lettre d’Intention en avril 2016 avec l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale, M. VIDAR a accepté de visiter la RDC afin de pouvoir se rendre compte personnellement des richesses qu’abritent les terres et forêts congolaises ainsi que des défis de développement auxquels font face les populations.  Et de renchérir que cette visite vous permettra également, de mesurer par vous-même les efforts importants qui ont été fournis pour opérationnaliser la Lettre d’Intention signée entre CAFI et la RDC.

Le Fonds national REDD+ attendu vivement

Pour Henri YAV MULANG, il est indispensable que le Fonds National REDD+ puisse financer le plus rapidement possible des programmes de qualité portant sur des réformes structurelles nécessaires au niveau national, notamment sur l’aménagement du territoire et la réforme foncière. Il est également important qu’il démarre des actions sur le terrain assurant la promotion d’un développement rural durable dans les provinces, afin d’accroître les revenus et améliorer les conditions de vie de nos concitoyens.

C’est dans cette perspective qu’il entend mobiliser les efforts de tous les acteurs, à savoir les Ministères sectoriels, les  Gouverneurs des provinces, le secteur privé, la société civile, et les partenaires techniques afin de créer une dynamique positive et constructive en vue de faire demain du développement vert une réalité dans notre pays.

Il souhaite par ailleurs renforcer le dialogue politique de qualité initié entre CAFI et la RDC, en le fondant sur une responsabilité mutuelle, à savoir, d’une part, celle du Gouvernement qui doit impulser les réformes et politiques nécessaires, actées dans la Lettre d’Intention et d’autre part, celle de nos partenaires appelés à appuyer une approche de la coopération qui place le Gouvernement au centre de l’action et des changements à susciter.

Et ce, surtout que la RDC a en effet choisi d’ancrer la REDD+ dans une approche stratégique nationale avec des programmes d’envergure, engageant l’ensemble des secteurs, des niveaux décisionnels et des acteurs. Soulignons que cette visite offre l’opportunité à la RDC de discuter des perspectives à court et moyen terme de mise en œuvre stratégie et d’élargissement de notre partenariat global. « Nous espérons pouvoir mener un plaidoyer de haut niveau conjointement avec vous, afin de mobiliser toutes les forces pour appuyer la mise en œuvre de notre Plan d’Investissement REDD+, évalué à un milliard de dollars jusque 2020 », soutient Henri YAV, qui pense associer le Fonds Vert pour le Climat à ce partenariat entre la RDC, NICFI et CAFI. Pour ce faire, la RDC souhaite conduire un plaidoyer conjoint auprès des membres Conseil d’Administration du Fonds Vert, en amont de la COP22 à Marrakech, afin que ces derniers comprennent que” l’approche- projets ” ne répond pas aux enjeux de la REDD+ et que le Fonds Vert doit joindre ses efforts à ceux de CAFI en vue de mettre en œuvre le Plan d’Investissement de la RDC au travers de son Fonds National REDD+.

Parallèlement, des contacts doivent être entrepris pour engager un nombre plus important de bailleurs bilatéraux ainsi que les fondations et  le secteur privé à se joindre à nous, sans oublier la nécessité d’explorer le potentiel futur pour les ressources domestiques.  Une rencontre conjointe pourrait ainsi être organisée dans six mois pour faire le point sur les efforts fournis et les perspectives en la matière.