Les Relations de coopération bilatérale entre le FMI et la RDC sont au bureau fixe.

Le Ministre des Finances RDC

Ministre des Finances RDCSur invitation du Gouvernement de la République, une délégation du Fonds Monétaire International séjourne depuis mercredi à Kinshasa.
Le Chef de Mission du FMI pour la RDC, Norbert TOE a rendu une visite de courtoisie au Ministre des Finances et Gouverneur-Pays auprès de cette institution financière internationale,
Henri YAV MULANG qui s’est fait accompagner du Vice-Ministre des Finances Albert MPETI BIYOMBO.

Une séance de travail entre les deux parties a permis de fixer le cadre de ces échanges, notamment passer en revue les indicateurs du cadre macroéconomique (taux de croissance, taux d’inflation, …), a noté le chef de mission du FMI Norbert TOE : « La dernière fois que nous avons été en RDC, c’est en juin 2015. Beaucoup de choses se sont passées sur le plan international. Les prix des matières premières ont continué de baisser, la croissance au niveau Mondial s’est affaibli. Tout ça a un impact sur la situation macroéconomique du pays (RDC). et donc, l’objet de cette mission, c’est que pendant cette semaine que nous ayions une idée exacte (de la situation économique du pays) pour qu’une fois retourné à Washington, nous puissions préparer une lettre de confort ».
Pour le Ministre des Finances, le Gouvernement de la République attend beaucoup de conclusions qui seront issues de cette mission de près d’une semaine en République Démocratique du Congo : « L’objectif à terme (de cette mission) en ce qui concerne la RDC, c’est qu’il (FMI) puisse nous délivrer la lettre de confort dont on a besoin pour que notre pays puisse bénéficier des appuis budgétaires qu’il a eu à solliciter auprès de certaines Institutions financières multilatérales ».
L’agenda de l’équipe du FMI en RDC prévoit entre autre des rencontres avec d’autres autorités du pays afin de mettre à jour ces indicateurs et faire bénéficier à la RDC des appuis budgétaires pour faire face à la conjoncture économique et financière nationale et internationale difficile à laquelle sont confrontés plusieurs pays africains et du monde, caractérisés par la baisse des prix de matières premières, principalement le cuivre et le pétrole.
Il sied de noter que la RDC tire sa croissance économique des ressources issues de mines, d’où la réorientation de son économie vers les secteurs le plus porteurs à travers une diversification de son économie est plus qu’indispensable pour ce pays placé au cœur de l’Afrique.