Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale : Participation de la RDC au séminaire sur la situation économique récente de la région Afrique.

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DSC_3265Le ralentissement de la croissance économique mondiale et africaine provoquée par la baisse des cours des matières premières principalement le cuivre et le pétrole, a fait l’objet des analyses entre panélistes de la Banque Mondiale et les délégués de différents pays du monde, invités aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale à Lima au Pérou.

En sa double qualité de Ministre des Finances  et Gouverneur pays auprès de la Banque Mondiale, le Ministre des Finances Henri YAV MULANG a représenté la RDC à ce séminaire de haut niveau sur l’avenir du continent face à la volatilité des cours de matières premières.

Les participants ont évalué la situation économique récente au niveau mondial face aux chocs endogènes et exogènes que connaît le marché chinois avec réorientation aujourd’hui de la croissance en faveur de la consommation privée et de l’épargne intérieure.
A en croire, MAKHTAR DIOP, Vice président de la Banque Mondiale ainsi que les Ministres des Finances du Cap vert et du Kenya, principaux conférenciers, cette situation laisse des incertitudes quant à la vigueur de la croissance des pays africains, au regard de la situation économique que connaît la Chine dont dépend la croissance économique de bon nombre des pays africains.
A l’issue des échanges, quelques pistes de solutions et des politiques à mettre en œuvre ont été préconisées. C’est notamment la nécessité de repenser le cadre macroéconomique mis en place depuis une cinquantaine d’années en vue de l’améliorer.
Pour les panélistes, le continent africain dispose des atouts importants en terme des ressources en eau, des terres arables et de population dont le potentiel dépasse largement celui des autres régions du Monde, d’où la nécessité de réorienter,  moderniser et mécaniser l’agriculture , véritable levier de développement du continent pour les années avenir.
Dans une interview accordée à la presse surplace à Lima, le Ministre des Finances de la RDC et chef de la délégation congolaise à ces assises, Henri YAV MULANG, a relevé que « les assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale se sont organisées dans un contexte marqué par le replis de la croissance de l’économie mondiale, caractérisée par la baisse des cours de principaux produits de base (le cuivre et le pétrole). Pour les pays africains, cette situation s’est répercutée négativement sur leurs économies entrainant un ralentissement du taux de croissance en 2015. En ce qui concerne la RDC, l’économie n’a  pas été épargnée par cette situation mais de manière générale elle (l’économie) est restée résiliente. Le taux de croissance  a été légèrement revu à la baisse (8,4% contre 9 % attendu en 2015) ; et nous continuons à suivre cette situation de très près. » a-t-il rencheri.
Le Vice-président/Afrique de la Banque Mondiale MAKHTAR DIOP a conclu sa présentation sur l’intérêt de poursuivre la réflexion avec les experts du Département de Trésorerie dans la perspective de trouver des solutions sur la situation des pays qui peuvent financer les infrastructures sur base des obligations sans risque d’alourdir le fardeau de la dette.