Mission Kwilu-ngongo

Mission-Barrage-Zongo

Mission-Barrage-ZongoLe FMI et le Gouvernent de la RDC visitent l’usine de la sucrière de Kwilu Ngongo et la Centrale hydroélectrique de Zongo II

Dans le cadre des préparatifs des consultations au titre de l’article IV du Fonds Monétaire International, une importante délégation de cette institution qu’accompagnaient les ambassadeurs de l’Union Européenne (Jean Michel DUMOND), de la France (Luc HALLAD), du représentant de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique et quelques experts du Ministère des Finances a visité la compagnie sucrière de Kwilu Ngongo ainsi que le site hydroélectrique de Zongo II. Cette visite avait pour but de palper du doigt les réalités de ces deux unités de production du sucre et de l’énergie électrique de la province du Bas-congo.

A la Compagnie Sucrière de Kwilu Ngongo, la délégation venue de Kinshasa a reçu les explications de Jérôme Harel, Directeur Général de cette Compagnie, sur le fonctionnement de l’usine. Il a évoqué les difficultés que rencontre la compagnie sucrière au niveau tant international et que national. Au niveau international, la baisse du prix du sucre et la construction d’une sucrière à Malange en Angola, avec une capacité de production supérieure à celle de Kwilu Ngongo, auraient des incidences négatives sur l’industrie locale. Au niveau national, le Directeur de la Compagnie Sucrière de Kwilu Ngongo a relevé les tracasseries administratives et le trafic informel au poste frontalier de Lufu, favorisant l’importation illégale du sucre venant de l’Angola.

Au niveau du site hydroélectrique de Zongo II, la délégation s’est rendu compte de la suspension des travaux de construction de cette centrale hydroélectrique, depuis le mois de novembre dernier.

Selon les informations recueillies sur place, ces travaux qui avaient démarré en 2011 avant même l’achèvement des études de terrain, ont été suspendus faute de financement.

Une fois terminé, Zongo II aura une capacité installée de 150 Mégawatts et sera une alternative de secours au barrage d’Inga qui est trop sollicité depuis sa construction jusqu’à ce jour. En effet, ce barrage assure depuis des décennies l’alimentation en énergie électrique, de la ville de Kinshasa qui souffre d’un déficit énergétique énorme. Le coût de ce projet est évalué à 365 millions de dollars américains.