Souscription de 150 milliards FC de bons du trésor pour l’exercice 2019 : SELE YALAGHULI réunit la profession bancaire

SELE YALAGHULI réunit la profession bancaire

SELE YALAGHULI réunit la profession bancaire

Vaut mieux tard que jamais. Kinshasa rejoint enfin la dynamique internationale par la création d’un marché financier interne. Lever des fonds sur le marché local ne sera donc plus un rêve. Après une longue attente, Kinshasa a décidé enfin d’ouvrir en octobre prochain un marché financier local. Pour les trois derniers mois de l’année budgétaire 2019, la RDC lance, avec la supervision de la Banque Centrale du Congo, la souscription de 150 milliards de francs congolais de bons du Trésor.

Le sujet a été au centre, mardi 24 septembre au ministère des Finances, d’une rencontre entre d’un côté, le Ministre des Finances, SELE YALAGHULI, et de l’autre, la profession bancaire, représentée respectivement par le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Deogratias MUTOMBO MUANA NYEMBO, et les principaux responsables de banques commerciales présentes en RDC.

A la Banque Centrale du Congo, on se prépare au lancement dès le 8 octobre 2019 de ces souscriptions par lesquels le gouvernement pense mobiliser des moyens supplémentaires pour, de l’avis du Ministre SELE YALAGHULI, « essayer de donner de l’espace au budget de l’Etat ». Au travers de cette opération, SELE YALAGHULI rappelle que le gouvernement pense financer les investissements en infrastructures, en appui à ce que le gouvernement fait déjà dans le cadre du budget de l’Etat.

SELE YALAGHULI réunit la profession bancaire

SELE YALAGHULI réunit la profession bancaire

Financer les grands travaux retenus dans le programme d’urgence du chef de l’Etat est à l’ordre du jour dans cette opération de souscription des bons du Trésor. C’est un début, a indiqué à ce propos l’argentier national, pour donner une nouvelle configuration au financement du programme d’urgence du chef de l’Etat.

La Banque Centrale du Congo, qui en assure la supervision, se prépare déjà à un grand travail de pédagogie pour amener le public, résident et non résident, à adopter ce projet. Elle est du reste convaincue que le lancement de ces souscriptions marque « une nouvelle histoire financière » de la RDC. Entre-temps, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo promet de veiller à la soutenabilité de la dette pour ne pas perturber les équilibres fondamentaux du cadre macro-économique ; l’objectif étant, selon lui, « d’accroitre les investissements publics et attirer les investissements privés ».

Le chronogramme est d’ores et déjà connu. Dès ce 4 octobre 2019, l’Institut d’émission se lance dans une vaste opération de vulgarisation des dispositifs techniques et opérationnels de ce nouveau marché financier. Le 8 octobre 2019 est la grande date à partir de laquelle seront officiellement lancées les opérations de souscriptions.

Tout devait se jouer sur la confiance, le Gouverneur de la Banque Centrale appelle le public à se « familiariser à cet instrument ». « C’est une nouvelle ère financière qui commence (…) Bientôt, on parlera aussi de la place financière de Kinshasa ».

Deogratias MUTOMBO MUANA NYEMBO

Une précision de taille : les opérations de souscriptions à ces bons du Trésor de 150 milliards sont ouvertes à tous, aussi bien aux nationaux qu’aux expatriés, résidents ou non résidents.

Après les bons du trésor, la Banque Centrale promet également de lancer les obligations de trésor. Pour l’instant, ce sont 150 millions FC de bons de trésor, soit l’équivalent de 85 millions USD au taux moyen annuel budgétaire de 1747 FC, qui seront bientôt ouverts à la souscription d’octobre à décembre 2019.

C’est la première fois cette année que la RDC emprunte sur le marché financier local. La Banque centrale est mise à profit, tout comme les banques commerciales qui servent non seulement d’intermédiaire mais peuvent tout aussi placer leurs excédents sur ce marché.

Par nature, un bon du Trésor est un titre d’emprunt émis par l’Etat et remboursable à échéance. En RDC, c’est la Banque centrale qui émet les Bons du Trésor qui sont en fait des emprunts obligataires c’est-à-dire des titres d’emprunts.